Agence de Nouvelles d'Ahlul Bait (ABNA) : La présidentielle syrienne a eu lieu à la date prévue. Les menaces des groupes terroristes et les pressions étrangères n’ont pas pu empêcher la participation enthousiaste des Syriens à l’élection et la réélection du président Bachar al-Assad. En outre, le taux de participation élevée et le soutien déterminant des électeurs au président Assad ont créé une nouvelle situation géopolitique pour la Syrie au niveau régional.
1- la déstabilisation des groupes terroristes
La présence des groupes terroristes et le soutien militaire que leur accordent les puissances régionales et internationales sont, sans doute, le plus grand problème avec lequel est aux prises la Syrie. Cependant, en dépit de ces soutiens étrangers, les terroristes se sont avérés incapables de réaliser leurs objectifs. En outre, la division et le conflit règnent parmi les groupes armés et terroristes. Depuis des mois, l’Armée syrienne libre (ASL) dirigée par Salim Idris et les autres groupes terroristes s’entretuent dans diverses régions syriennes. Plus de trois ans après le début de la crise en Syrie, le peuple syrien est déterminé plus que jamais à déterminer lui-même son avenir, en résistant aux terroristes et en soutenant comme avant le gouvernement du président Bachar al-Assad. Dans ce contexte, les puissances occidentales voient comment ils ont perdu leurs moyens et leurs armements en aidant les groupes armés et les terroristes en Syrie. En outre, les gouvernements occidentaux craignent le retour des terroristes dans leurs pays d’origine après la fin de la crise en Syrie.
2- le recul des amis régionaux des terroristes
La Turquie était peut-être le premier ami des terroristes dans la région, qui a appelé dès le début de la crise en Syrie le président Bachar al-Assad à démissionner de son poste. Pourtant l’opinion publique de la Turquie n'était pas d’accord avec le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans les villes turques pour protester contre la politique d’Ankara envers la Syrie. Aujourd’hui, la Turquie s’est vue obligée de changer ses tactiques à l’égard de Damas. Le Qatar comptait aussi parmi les amis les plus proches des groupes terroristes en Syrie. Avec la Turquie et l’Arabie saoudite, le gouvernement qatari a joué un rôle très actif pour soutenir les terroristes takfiris qui se battaient contre le gouvernement du président Bachar al-Assad. Mais face aux victoires successives de l’armée syrienne, le gouvernement qatari a décidé de renoncer à sa position, chose qui a d’ailleurs suscité la vive réaction de l’Arabie saoudite. En effet, les divergences de vue entre le Qatar et l’Arabie saoudite au sujet des Frères musulmans en Egypte ont amené Doha à réviser sa politique vis-à-vis de Damas.
3- L’image du président Assad en tant que leader charismatique
A la présidentielle syrienne, le président Bachar al-Assad a obtenu 88% des voix. Ce taux très élevé de votes du président Assad était, en réalité, une riposte de la part du peuple syrien aux ennemis occidentaux et régionaux. Depuis trois ans, les opposants et les rebelles armés prétendaient que les Syriens ne voulaient plus avoir Bachar al-Assad à la tête de leur pays. Cependant, la participation massive des Syriens aux élections et leur vote largement majoritaire au président Assad a prouvé que le président syrien profite d’un très large soutien populaire et d’une légitimité incontestable à la tête du gouvernement syrien. Ainsi, tout le monde avoue maintenant que Bachar al-Assad est le leader charismatique de son peuple et la personnalité politique le plus populaire du pays.
4- Le renforcement de la position de la Résistance en Syrie
La Syrie était le seul pays arabe qui soutenait le mouvement du Hezbollah libanais et l’Intifada du peuple palestinien face aux exactions et au maximalisme du régime sioniste. Pendant les deux guerres de 33 jours et de 22 jours, tandis que l’Arabie saoudite ou l’Egypte coopéraient avec le régime sioniste pour vaincre les Palestiniens dans la Bande de Gaza ou le Hezbollah au Liban, le gouvernement syrien a toujours soutenu la Résistance. A présent, le renforcement du gouvernement de Damas a une influence directe aussi sur le renforcement de la position de la Résistance dans l’ensemble de la région du Proche-Orient.
5- Le maintien de l’équilibre régional
Depuis le début de la crise, il y a tris ans, c’était très important pour l’axe de la résistance dans la région, que le gouvernement syrien résiste aux pressions internes et externes. En réalité, le reversement du gouvernement du président Bachar al-Assad risquait de développer les activités des groupes radicaux et fanatiques dans toute la région du Moyen-Orient. D’ailleurs, c’était dans ce cadre que la Russie et la Chine ont décidé de soutenir Damas face aux terroristes, et ont apposé leur véto aux résolutions anti-syrienne au Conseil de sécurité de l’ONU, pour ainsi barrer la route au maximalisme de l’Occident dans cette partie du monde.
Fin/229
25 juin 2014 - 19:19
Code d'info: 619056
Les élections en Syrie et la victoire du président Assad ont désarmé les terroristes, déconcertés leurs soutiens régionaux et renforcer la position de la Résistance.